La qualité de l’air intérieur est devenue un véritable enjeu de santé publique. Nous passons aujourd’hui près de 80 % de notre temps dans des espaces clos : logements, bureaux, écoles ou établissements recevant du public. Pourtant, l’air intérieur peut être jusqu’à 5 à 8 fois plus pollué que l’air extérieur selon certaines études de l’ADEME et de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI).

Face à ces constats, la réglementation française et européenne s’est progressivement renforcée afin d’encadrer la surveillance de la qualité de l’air intérieur (QAI) et de limiter l’exposition des occupants aux polluants invisibles.

Pourquoi la qualité de l’air intérieur est-elle surveillée ?

L’air intérieur peut contenir différents polluants invisibles : composés organiques volatils (COV), particules fines (PM10, PM2.5), moisissures, formaldéhyde ou encore dioxyde de carbone (CO2).

Une mauvaise qualité de l’air peut avoir des conséquences sur la santé : fatigue, maux de tête, irritations, allergies ou troubles respiratoires. Dans certains cas, une exposition prolongée peut aggraver certaines pathologies chroniques.

Sur la période 2016-2019, Santé publique France estime que chaque année près de 40 000 décès seraient attribuables à une exposition des personnes âgées de 30 ans et plus aux particules fines (PM2,5). Dans son étude de 2025, Santé publique France a estimé, pour la première fois, l’impact de l’exposition à la pollution de l’air ambiant sur la survenue de maladies chroniques, en France hexagonale et en région : des dizaines de
milliers de cas de maladies seraient évitables en réduisant les niveaux des particules fines et de dioxyde d’azote dans l’air ambiant.

Que prévoit la réglementation en France ?

Depuis le décret n°2015-1000 et les évolutions réglementaires récentes, la surveillance de la qualité de l’air intérieur est progressivement devenue obligatoire dans plusieurs établissements recevant du public (ERP), notamment ceux accueillant des populations sensibles :
• Crèches,
• Écoles maternelles et élémentaires,
• Centres de loisirs,
• Établissements médico-sociaux.

Depuis le 1er janvier 2023, cette obligation a été étendue à de nombreux ERP avec la mise en place :
• d’une évaluation annuelle des moyens d’aération et de ventilation,
• d’un autodiagnostic de la qualité de l’air,
• et, si nécessaire, de campagnes de mesures réalisées par des organismes compétents.

L’objectif est de limiter l’exposition des occupants aux polluants présents dans les espaces clos.

Quels sont les principaux polluants surveillés ?

La réglementation s’intéresse particulièrement à certains polluants fréquemment présents dans les bâtiments.

Le formaldéhyde est un polluant très surveillé car il est classé cancérogène avéré. Ce composé chimique peut être émis par les meubles, les peintures, les revêtements ou certains matériaux de construction.

Valeur guide réglementaire : 10 μg/m3 en exposition longue durée. Il peut être émis par des meubles, colles, peintures,
revêtements, matériaux de construction. Le benzène, issu notamment des combustions et des activités industrielles, fait également l’objet d’une surveillance spécifique. Valeur guide : 2 μg/m3 en moyenne annuelle.

Le dioxyde de carbone (CO2) est utilisé comme indicateur du renouvellement de l’air et de l’efficacité de la ventilation dans les bâtiments.

< 800 ppm : qualité d’air satisfaisante
entre 800 et 1000 ppm : vigilance recommandée
1000 ppm : renouvellement d’air insuffisant
1500 ppm : mauvaise qualité d’air nécessitant des actions correctives

L’importance de la ventilation

La réglementation impose également des exigences concernant le renouvellement d’air dans les bâtiments.

Le Code du Travail prévoit notamment :
• un apport minimal d’air neuf de 25 m3/h par personne dans les bureaux sans travail physique important,
• des contrôles réguliers des systèmes de ventilation,
• un entretien des installations afin de limiter l’accumulation des polluants et micro-organismes.

Dans les environnements sensibles (laboratoires, salles propres, industries pharmaceutiques ou médicales), des normes complémentaires encadrent également :
• les débits d’air,
• les niveaux de filtration,
• les cascades de pression,
• et les taux de renouvellement d’air par heure.

L’accompagnement Analyzair

Chez Analyzair, nous accompagnons les particuliers, les entreprises et les professionnels dans l’analyse de la qualité de l’air intérieur.

Mesure des polluants, détection des moisissures, contrôle de l’humidité ou analyse des composés organiques volatils : nos solutions permettent d’identifier les sources de pollution et d’améliorer durablement la qualité de l’air dans les espaces de vie et de travail.

POSTED BY modif-anlyz | Mai, 28, 2026 |